19 mars 2020

Jour 4

Annecy se trouve 418m au-dessus de la mer. Hé bah, à titre indicatif, mon moral se trouve à -418m (environ -!) au-dessous de la mer. Ca ne fait pas bien haut, non. (Ca fait une chute de 836m en quatre jours ; soit une moyenne de 209m par jour -maigres révisions !!!)

Contrairement à ce que j'avais compris à demi-mot, le concours que je dois passer début avril ne sera pas repoussé. J'avoue qu'aux vues du déroulement de mes révisions (commencées trop tard, pas très efficaces, grèves diverses et variées -et relativement nombreuses cette année d'ailleurs ?!?) je ne me faisais pas trop d'illusions, et voyais cela comme une première approche : savoir si en travaillant davantage je pourrais l'avoir l'année prochaine ? ou si il était hors de portée ? ou ou ou... Mais ce que je sais, c'est que (comme lorsque j'étais étudiante !) je me donne beaucoup dans l'urgence, et que ce mois avant le jour J était envisagé sans stress car 1° je savais que mes révisions seraient efficaces (boostée par un super résultat lors de mon dernier entrainement -30 /40 !!!)  2° j'avais pris un billet d'avion pour ma mère, qui devait arriver une semaine avant (question de m'amener un brin de sérénité : ) et m'aider les jours du concours (rapport aux enfants, l'école et tout et tout). Bref : je m'étais organisée en terme de logistique, pour apaiser cette période de stress.
Et là... Tout tombe à l'eau. Je n'ai pas une minute dans la journée pour réviser (si : hier j'ai pris le temp entre 21h30 et 23h30... Wouuu…). Et franchement, me douter que je ne l'aurai pas du premier coup et l'idée de me planter carrément, bah ce n'est pas vraiment la même chose… Et il est hors de question que ma mère traverse la France dans ce contexte...
Et leur père ? me direz-vous (peut-être ; ). Leur père est dans un autre pays, avec sa nouvelle famille. Il se retrouve face à un choix cornélien : rentrer en France pour voir les Tourbillons (qu'il n'a pas vus depuis un mois), mais ne pas être assuré de pouvoir retourner dans son autre chez-lui, versus rester là-bas et ne pas savoir dans combien de temps ils reverra les petits D*****-B*****. Et pour l'instant : il reste là-bas, c'est son choix. Je le respecte ? Je le subis ? Je ne sais pas exactement. Ce que je sais c'est qu'à aucun moment, depuis lundi, il ne m'a demandé comment je gérais, comment j'arrivais à m'organiser pour mon concours... Rien. Et cela m'agace terriblement.

Et puis vous savez quoi ? Quitte à ce que cette journée soit bien pourrie (j'ai dit en introduction que mon moral -et donc mon enthousiasme !- avait chuté depuis lundi… Et je ne suis pas menteuse !!!), je n'en peux plus de "l'école à la maison". Les professeurs ont peur de quoi au juste ? Que les enfants deviennent des imbéciles en quelques semaines ? Le temps consacré aux devoirs est énorme : il faut compter cinq heures par jour. Cinq heures !!! Et vas-y qu'il faut regarder dans les mails, sur tel site ou tel autre, remplir des fiches (mais nous n'avons pas d'imprimante…). Quant à Pronote : un supplice ; entre le cahier de texte, les discussions et je ne sais quoi encore : je n'en peux plus. Non !!!
C'est bien simple, ce contexte qui pourrait être exploité pour prendre du temps en famille, ne l'est pas. Je n'ai pas fait un seul gâteau avec les garçons, pas un seul jeu de société, et Agapée ne comprend pas pourquoi ses frères n'ont pas de temps pour jouer avec elle (!). (Ndlr : j'exagère à peine.) Alors bien sûr que nous ne devons pas être au top côté organisation ; mais merde, ce n'est déjà pas tout simple d'être confinés, pourquoi ajouter de la pression supplémentaire avec autant de travail ? Je ne comprends pas...

Bref : journée de merde...
Où je me sens bien seule… (Bouhouhouh…)
(Je l'ai vue arriver hier soir de toute façon… -!!!)


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