28 juin 2024

37 ans avec lui...

Il est entré dans ma vie, j'avais dix ans. Enfin, c'est dans la vie de ma maman qu'il a mis ses pieds ; et par ricochet, dans la mienne. Je l'ai aimé tout de suite, car je ressentais que ma mère était heureuse avec lui. Et puis il y avait de l'exotisme (!) : des parents divorcés, en 1987, ce n'était pas chose courante ; un weekend sur deux passés à Bordeaux, c'était grandiose ; et des tongs avec des chaussettes, c'était surprenant !!! Et puis, quatre ans et demi plus tard, nous avons formé une famille recomposée unie quotidiennement. J'étais la seule des quatre filles à vivre en non-stop dans cette grande maison, où nous avions chacune notre chambre. Lorsque je rentrais du lycée et lui du travail, nous mangions de concert des Petit Prince. Je ne me souviens plus si nous échangions sur notre journée ; j'imagine que oui, au moins un minimum ?! (Et si d'aventure nous n'échangions pas, je n'ai pas le souvenir d'avoir éprouvé une gène ou un agacement d'être en sa compagnie.) Il a vécu mon adolescence chaque jour !!! Il m'a expliqué la guerre du Viêt-Nam, et je me souviens que cela m'avait paru long, mais long (je m'étais d'ailleurs faite rabrouer par ma mère, qui devait estimer que j'avais été peu respectueuse à son endroit -oups !). Parce qu'il était comme ça : il savait tant de choses, et aimait tellement partager ses connaissances... sans se soucier de l'âge de son auditoire ; ) Il m'a vu devenir étudiante, et amoureuse, et dilettante. Ma mère et lui ont aidé mon futur mari, pour ses études. Il était là aussi pour aider financièrement à organiser notre mariage. Ce n'était pourtant pas mon père... Il a toujours suivi mes aventures, et mon parcours de vie. Sans jamais émettre un jugement (du moins, pas en ma présence !). Il m'a toujours prise telle que j'étais, sans remontrance : range ta chambre, participe davantage à la maison, stabilise toi dans tes études, stabilise toi dans ta vie amoureuse... Lorsque je suis revenue à Bordeaux pour travailler, il me déposait le matin à mon travail, avant de filer au sien. Il a été un grand-père formidable, moi qui me disais, avant de devenir mère, que mes futurs enfants n'auraient pas de grand-père maternel. Parce que des fois, rarement, j'avais l'impression qu'il pensait que les liens du sang prévalaient sur tout autre lien. Je m'étais trompée. Et à Castets, tout ce qu'il a pu faire : les figues ramassées pour en faire de délicieuses confitures ; les veilleuses champignons, toutes réparées ; une buanderie digne de ce nom ; la lumière sur la terrasse... Et les goûters auxquels il participait parfois, alors que huit enfants et des amies ça fait tellement de bruit ! Pour être avec nous, pour partager avec ma maman...
Une seule fois il m'a fait pleurer (non intentionnellement). En trente-sept ans, c'est très peu ! Parce que lui et ma mère s'étaient séparés. Il était venu me dire au revoir, et m'informer (tellement factuel !?!) que nous ne nous verrions plus. J'imagine que ce sont son éducation et sa peine qui l'ont poussé à agir ainsi. Je pleurais, et alors qu'il s'éloignait, j'ai murmuré un "mais moi je t'aime" (du bout des lèvres -car ce sont des mots si précieux à mes yeux que je les distille peu)... 

C'était Henri...
Henri, qui laisse ma tête emplie de si beaux, si nombreux et si précieux souvenirs...


"Henri est la seule figure masculine à avoir partagé ma vie pendant trente-sept ans. Et trente-sept années, cela donne matière à souvenirs et à sourires...
Les tartes aux poireaux à Gradignan et les virées sur les quais de Bordeaux, avec les quatre filles dans le coffre de la voiture  } la maison de Fargues, pour notre famille recomposée  } les tee-shirts Fruit of the loom et les marinières (pour ne pas parler des pulls aux jacquards improbables !)  } le rhum de Noël et les tartes aux pommes  } les articles de journaux photocopiés et les cartes Dromadaire pour l'anniversaires des enfants  } les "râleries" et les regards malicieux  } ses mains sur mes épaules pour me dire au revoir en souriant...
Henri était pour moi un merveilleux beau-père, qui avait su se glisser joliment dans son rôle.

Tu as contribué au chemin de ma vie Henri. J'ai appris lundi que tu n'étais pas immortel ; et tu vas terriblement nous manquer."

12 juin 2024

Bonnes ondes : )

 Non, évidemment, je ne parle pas des élections de dimanche et de la réaction immédiate (surprenante, colérique ?...) de monsieur le président de la République. Ni de France Inter qui, selon moi, fait une énorme bévue en licenciant un de ses humoristes.


Recul...

Nombril...
(Mon nombril !)

De bonnes ondes ici. (Wouwouwou !!!) Parce que j'ai décidé, en ces journées météorologiquement variables, de suivre cette variabilité. Matinée à la pluie démoralisante (bouhouhouh) ; après-midi joliment ensoleillée (yes !). Ou inversement, selon le jour (parce qu'il faut savourer le changement !?!). Et aujourd'hui : même pas de pluie ; si ça ce n'est pas un tournant, je ne m'y connais pas !


Une visite de ce pu*** joli appartement aujourd'hui  } Des enfants qui respectent le planning des tâches quotidiennes  } Le premier melon de l'année  } Le trèfle à quatre feuilles offert par Agapée  } Un repas sain (même que je n'ai pas pris de vin juste pour boire du vin)  } Les oiseaux qui pépient  } Le petit buisson que je voulais jeter qui fait des pousses  } Des enfants souriants  } Des repas et des moments partagés avec ma maman  } L'oral du brevet de Merlin abordé sereinement et réussi : )  } Une heure et quart à la plage  } Noé chez son ami M.  } Une soirée entre collègues jeudi (on va danser ? on va chanter ? Oui c'est la vie, lala la lala !!!)  } Une deuxième visite de ce pu*** joli appartement vendredi  } Un weekend provençal  } Et et et...


...

6 juin 2024

10 ans et trois jours avec elle...

Cette année (encore ?), tu étais avec ton papa le jour J ; mais l'Homme et moi avons gentiment été invités, par le susnommé papa et son amoureuse, pour fêter cet anniversaire avec toi. Ton premier anniversaire à deux chiffres !!! Cela faisait bien trois cent cinquante jours que tu en parlais ; ) Lorsque je t'ai demandé si tu te sentais grande (parce que parfois les parents ont des questions débiles !), tu m'as répondu "oui, dans ma tête" ! Et moi, je te vois grandir, mais je ne peux m'empêcher de trouver (et de me réjouir -!) que dix ans, ce n'est quand même pas encore très grand... Comme chaque année, je t'ai demandé ce que tu souhaitais manger pour ce jour d'anniversaire. "Des boulettes de renne, des frites et un gâteau aux fruits rouges". Parfait ! Enfin, parfait... c'était sans compter que les boulettes de renne (non, ce n'est pas du renne...!!!), il a fallu aller les chercher à Genève (parce que Ik** se trouve à Genève....). C'était sans compter l'expression du ras le bol du papa envers son fils (enfin, pas envers son fils directement ; mais envers sa façon de vivre sa scolarité) alors que je devais faire le gâteau... Mais tout fut près dans les temps !


Tu es belle Agapée. Tu as la tête bien faite. Tu as un fichu caractère, qui oscille entre caractère bien trempé et caractère de cochon (même si je ne connais pas les cochons !?!) : attention... ; ) J'adore t'entendre chanter "bLoMboléyooo, bLoMboléyaaa..." (ode aux Gipsy King !) ; et relativise en me disant que tu peux aussi chanter Fanny Ardant et moi ; ). Tu rêves de devenir championne de hip-hop. D'ailleurs tu as fait ton premier battle devant des centaines (beaucoup de centaines !) de personnes sans la moindre appréhension ; et ton spectacle de fin d'année était une réussite : tu étais resplendissante ! Tu prends régulièrement les albums photos pour que nous les regardions ensemble (et te trouves tellement mignonne lorsque tu étais bébé !). Tu aimes nos moments à deux, "entre filles" (sic) ! Tu as du mal à t'occuper seule, mais tu ne t'en aperçois pas. Noé est toujours ton souffre douleur, mais tu t'es malgré tout adoucie avec lui (il faut dire que nous partions de loin... et lui est tellement bonne pâte avec toi -tu as de la chance). Merlin : le Saint Graal pour toi ; mais rapporter parce qu'il est trop souvent avec le téléphone ne te pose pas de problème. Tu joues aux Barbies, aux poupées Lol, aux billes, aux... Tu as les mêmes amis que l'année dernière. Si tu pouvais ne pas aller à l'école, je crois que tu n'irais pas ; mais tu aimes bien malgré tout ; ) Tu as un rire qui nous fait toujours fondre. Tu laisses trainer tes affaires partout (gggrrr...!!!). Tu dors officiellement avec moi le mardi soir, mais aussi le lundi après le passage de relais et le dimanche lorsque Merlin te laisse sa place (ndlr : j'ai dû instaurer des tours de rôle pour partager mes nuits !). Tu demandes de temps en temps pour aller voir l'Homme chez lui. Si tu pouvais ne manger que du sucré, ce serait le rêve ! La lecture n'est toujours pas ton credo, mais tu lis bien à voix haute ; ) Tu me demandes régulièrement à quel âge tu auras ton premier téléphone, et si toi aussi, lorsque tu seras plus grande, tu pourras aller manger toute seule avec une copine. Tu ne boudes pratiquement plus ; ) Et et et...

Joyeux anniversairma belle Agapée !!!


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