Fin septembre, ma sœurette m'a envoyé un message pour me faire une proposition. Je n'avais pu lui dire un "ok" (entre planning et kilomètres). A mon tour de faire une proposition. Quatre jours plus tard, elle avait pu me dire un "ok" ! Il ne restait plus qu'à s'organiser. Début novembre, tant bien que mal (punaise, j'ai parfois du mal avec internet -!), voilà nos places réservées ! (Han... des places ? Mais des places de quoi ?!) Puis Lauraine s'est chargé de trouver un vol, et de réserver un hôtel...
Elle fait partie de mon enfance. Je ne sais plus si je l'ai découvert à la télévision, ou si c'est une cassette qui m'a liée à elle ? Cette cassette, les disques que j'allais acheter à la boutique Franklin avec mon argent de poche, puis que je glissais dans mon mange-disque. Elle fait partie de mon enfance et se rapporte à une époque (la vie à quatre -et ils sont peu nombreux mes souvenirs avant mes dix ans, la salle de jeu, la grosse télévision dans le salon...). Et un peu plus grande, il m'arrivait de faire semblant de ne pas aller bien, pour éviter la séance de catéchisme le mercredi matin, parce que la première partie de son programme était diffusée au même horaire. J'aimais regarder pour les dessins animés évidemment, mais aussi pour l'énergie joyeuse que je trouvais dans les échanges entre les animateurs. Des décennies plus tard, je l'ai faite découvrir aux Tourbillons (pas à haute dose comme j'ai pu le faire avec Pierre Perret ou encore Boby Lapointe -bah non... quand même pas ; )...
Alors, quand fin septembre, ma sœurette m'a envoyé un message pour me faire une proposition, j'ai été émue. Car jamais je n'aurais pensé à regarder si elle passait en concert (?). Emotion partagée entre ce joli clin d'œil fait par Lauraine, et ce brin de nostalgie : )
Vendredi midi, j'ai donc préparé un tout petit sac pour me rendre à Lyon St-Exupéry afin de récupérer ma sœur, en confiant les Tourbillons à ma maman ("quel est donc ce tourment, maman, cet étrange sentiment..." !!!). Nous avons déposé nos deux tout petits sacs à l'hôtel, pris la voiture pour aller vers la salle de concert, et nous avons déambulé en papotant, en parlant, en partageant... (A noter : il n'y a pas beaucoup de bars vers le musée des Confluences, mais un très bel aménagement en bord du Rhône ; )
Nous sommes arrivées
en avance (selon moi -mais Lauraine a un
tout autre sens de l'organisation, ce qui était une bonne chose le cas présent !) à la halle Tony Garnier. Un peu de monde, mais pas trop d'attente en extérieur.
Des looks improbables dans la file : des
paillettes, des
couettes, des
blousons dignes de
Premiers baisers (!)... Nous avons repéré nos places.
Toute pas terribles nos places... (cf. "punaise, j'ai parfois du mal avec internet" écrit plus haut !) Comme il y avait une queue pas possible pour acheter des produits souvenirs
(j'aurais pourtant bien aimé m'offrir des chaussettes rouge et jaune à petits pois !), nous nous sommes rabattues sur
un mojito en allant fumer des cigarettes dans le carré réservé à cet effet. Et là, honnêtement, nous avons eu le plaisir de constater que
nous avions été épargnées par les années !
!! Alors oui, il y a eu
des mots peu charitables à l'égard de nos comparses de salle... mais dès onze ans j'étais prête à manquer le catéchisme, alors
la charité et moi... ; ) Et puis je me pensais fan, mais j'ai revu ma copie :
toute petite joueuse que je suis comparée à la majorité des personnes qui m'entouraient !?! C'est bien simple, je ne connaissais aucune chanson de la seconde partie. Enfin si, la dernière... mais Lauraine m'a fait remarquer que c'était
celle qu'elle avait chanté au début du spectacle !
!! A un moment donné,
un D géant est descendu du plafond ; j'ai cru qu'elle allait monter dedans et s'envoler (et qu'enfin j'allais pouvoir la voir sans me tordre le cou !)... mais pas du tout. Parce que si il y avait eu une pause de vingt minutes au milieu du spectacle, c'est bien parce qu'elle n'est plus très jeune
(normal), alors monter sur un D géant et s'envoler, même harnachée (!),
ça aurait été dangereux. Et la fin.
.. tant de personnes à se diriger vers le bord de scène pour lui remettre fleurs et dessins. Bah franchement, ça m'a fait chaud au cœur
(mon côté mièvre ou Bisounours -diront certain.es ; ). Parce que je crois qu'
elle l'a bien gagné et mérité tout cet amour Dorothée : ) Et si ce ne fut pas un concert inoubliable par sa qualité (ah ouais ?!), je suis vraiment contente d'avoir vécu ce moment-là avec Lauraine.
Une main tendue à notre passé... Alors, à sa manière, si : il sera inoubliable !

.JPG)
.JPG)
.JPG)
.JPG)
.JPG)
.JPG)
(Je n'arrive pas à insérer une vidéo... C'est dommage...
Vous n'aurez pas "Ouh la menteuse, elle est amoureuse" en tête ! ; )
***