Le quotidien et les cailloux dans les chaussures de l'un et de l'autre ont fait que début juin nous n'étions toujours pas fixés, et que les attentes, les besoins de l'un et de l'autre ne prenaient pas le même chemin. Lui voulait "ne rien faire" ; moi je voulais bouger. Ecoutant (parce que si : je sais écouter ; ), j'avais dit "d'accord pour ne rien faire". En fronçant du nez, j'avais même fini par dire "d'accord pour un camping à Grayan" (en maugréant quand même sacrément dans ma barbe, parce que certes, mes semaines de vacances sont plus nombreuses que les siennes, mais je comptais tellement sur elles pour me ressourcer). Le fronçage de nez avait dû être entendu (?!), car de deux semaines à Grayan, nous sommes passés à deux semaines à Belle-île.
Alors, pour être tout à fait honnête, j'appréhendais, car deux semaines à Belle-île, en camping, dans un van, ça me paraissait énorme. J'appréhendais tellement que j'avais demandé à ma mère qu'elle vienne me chercher si ça "tournait mal" ! J'appréhendais tellement que j'ai saoulé Elodie et Emilie avec mes appréhensions justement...