7 avril 2018

Quand je serai grande, je serai Yoda.

Tout avait été si parfait ! La veille, un repas dominical chez ma sœurette. Des échanges, des sourires, du bon vin, un gigot parfait (!), une petite sieste, Seven et une nuit paisible. Aaammmfff... Lundi de Pâques (Christ est ressuscité -!?!) avec un petit déjeuner entre filles, pas pressée par des enfants, pas pressée pour aller sous la douche (je manque parfois de volonté pour me doucher ; ). Aaammmfff... Verres de vin en terrasse, premières grillades de l'année, discussion fort intéressante (de celle qui offre d'autres angles de vue), perspective de retrouver les petits Du****-Berton en fin d'après-midi, avec la certitude que croiser S. pour le passage de relais se passerait en douceur. Bref : je me sentais bien !

"Mais, allez-vous me demander, pourquoi donc croiser S. pourrait ne pas bien se passer ?" Parce que depuis quelques semaines, nous avons des conversations houleuses au sujet d'argent. Bah oui... C'est pas glorieux, mais c'est fréquent quand un couple se sépare, que l'un gagne de l'argent et que l'autre non. Et plus encore quand les points officieux n'ont pas été compris de la même manière... (Bref !)

Ras le bol de ces prises de têtes qui ne servent à rien, si ce n'est qu'à se prendre la tête et grossir (parce que selon la nature du stress je me rabats sur les merdouilles à grignoter !). Ras le bol de passer pour la femme qui veut dépouiller son ex (parce que ce n'est pas le cas...). En somme, je trouvais qu'il était temps de passer à autre chose. ("Elle veut la grande scène, Othello ou rien", mais ne fait pas durer les chamailleries !)

Seulement comme les choses ne se passent jamais pas toujours comme on le souhaite ma résolution est tombée à l'eau lorsque j'ai croisé S. ("Dommage pour [nous]" dirait Agapée !). Nouveau sujet de désaccord, d'incompréhensions. Sujet où ni l'un ni l'autre n'en démordra, quelque soit l'argumentaire (factuel ou émotionnel). Le point de non retour...
Mais durant une semaine j'aurais essayé. En vain, certes ; mais j'aurais tenté. Et c'est cela que je retiendrai.


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