21 mars 2020

Jour 6

Samedi…
Nous sommes libres, libres !!! Enfin, en terme de devoirs, hein ; sinon, pas de dérogation particulière pour notre nid très haut perché : nous sommes toujours confinés… (rhohoho…!!!) Et non seulement nous sommes libres, mais en plus c'est le printemps avec un jour de retard ; ) !!!

L'Homme n'a pas trouvé de bouquets de fleurs à Monop' (ah bah merci Monop'... et les produits de premières nécessités alors ?...), et comme une Raiponce doit sommeiller en moi (mais mon petit doigt me dit que dans ce contexte, nous allons tous trouver une part de Raiponce en nous -sauf ceux qui n'ont pas d'enfant…) : "oh !!! mais, faisons une activité printemps les enfants (question de nous occuper vingt minutes pour cette journée qui va encore durer environ onze heures… -!) : des piques à brochettes, des feuilles d'origami, de la colle, une paire de ciseaux, une éponge, et le tour est joué. Un bouquet de fleurs éternelles ! (Là, je vous imagine admiratifs -si, siça me ferait plaisir !- devant tant de créativité ; ). Et puis finalisons les Bounty maison. Et non Agapée, ce n'est pas encore l'heure du Carnaval (il va falloir patienter encore huit heures -aaarrrgggrrr…!!!). Mais partageons un repas en attendant ?!? pour se rassembler, partager, communiquer... Et un temps calme, c'est chouette un temps calme ?..."

Et puis franchement, à un moment donné je n'en peux plus de jouer la G.O. (ça finit par sonner faux en plus !?!). Des manteaux pour les enfants, direction le 7ème étage : eux vont pouvoir courir sur la terrasse (et f**k les voisins du dessous -roooooo… Sophie ?...), et moi je vais pouvoir passer la première couche de peinture dans le futur salon -de notre futur T1 retapé : ). Ok… Allons-y pour Soprano (j'écouterai Oldelaf plus tard… quand j'aurais -oui, je mets du conditionnel, c'est volontaire et réaliste- une heure rien que pour moi !...)

Et je ne sais par quelle magie (Raiponce ? C'est toi ? -!), nous voilà à l'heure du carnaval. Bon, un peu bof bof le début de notre carnaval (vu de chez moi -mais je ne sais pas faire abstraction de mon état d'esprit pour appréhender les choses ; ). Avec l'Homme nous ne sommes pas qu'Amour (curieux ?... -!) ; je me retrouve à préparer seule le repas du soir (mais déguisée en princesse !!!) et à boire une coupe de champagne sur le balcon ; Agapée pleure toutes les larmes de son corps car elle préfère le déguisement de Merlin ; et autres trois fois rien (mais qui, sans vouloir insister sur ce fait, dans ce contexte ne deviennent plus des trois fois rien)… J'essaie de ne pas me laisser entrainer à -418m (; ), ni de me départir de mon sourire (très important le sourire…), de prendre ceux des enfants et zou : ce n'est pas si bof bof que ça finalement, parce que les enfants ont l'air contents : ) 

(Le double menton, c'est à cause du recul nécessaire pour prendre une photo avec un vrai gros appareil photos
-rien à voir avec le grignotage inhérent au confinement ; )

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20 mars 2020

Jour 5

Hihihi !!! Je me suis réveillée aujourd'hui en ayant l'impression de vivre le jour de la marmotte !!! Le réveil à la même heure, et les idées qui tournent dans ma tête pour trouver comment passer une journée plus douce que celle de la veille !

Laisser tomber mes révisions ? Oui ! (J'irai plus sereine -moins tendue ?!- le jour J, en faisant de mon mieux.) Qui dit esprit libre, dit plus disponible. Du temps avec Agapée, du temps pour expliquer à Noé ses cours de mathématiques, du temps pour préparer des Bounty maison pour le goûter de demain…
La motivation de Merlin est toujours là, mais je vois que le côté ludique des premiers jours s'estompe. Il y a trop de travail, beaucoup trop. Quant à Noé, il gère un peu mieux le travail en autonomie : )

Des querelles surgissent entre les deux frères sans réels motifs ("oui, mais lui il parle", "oui, mais lui soupire", lui lui lui… -!). Agapée commence à tourner en rond et il est difficile de la maintenir dans une activité, quel qu'elle soit, plus de dix minutes (et là, il va y avoir un véritable problème, car je me refuse à mettre un Dvd chaque jour -en même temps, pourquoi me braquer ainsi ?... Penser à adoucir le quotidien, penser à adoucir le quotidien, penser à adoucir le quotidien… Mon mantra !!!) : écriture, dessin, jeux, cuisine… Je fais un flop !!! Du coup, après 48h de confinement total, j'ai décidé d'amener la demoiselle un peu dehors, une petite heure… mais même là, je vois bien que ça ne va pas. (Ndlr : je suis preneuse de tous conseils ; )

Et puis qu'apprends-je ? Aujourd'hui c'est le printemps ??? Si la date change chaque année, comment voulez-vous que je retienne et que je prépare une petite fête pour l'accueillir le bon jour ?! En même temps, on s'en fiche un peu, on peut faire ce qu'on veut : le printemps sera célébré demain dans notre nid très haut perché. Et voilà, nous en avons décidé ainsi ; )


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19 mars 2020

Jour 4

Annecy se trouve 418m au-dessus de la mer. Hé bah, à titre indicatif, mon moral se trouve à -418m (environ -!) au-dessous de la mer. Ca ne fait pas bien haut, non. (Ca fait une chute de 836m en quatre jours ; soit une moyenne de 209m par jour -maigres révisions !!!)

Contrairement à ce que j'avais compris à demi-mot, le concours que je dois passer début avril ne sera pas repoussé. J'avoue qu'aux vues du déroulement de mes révisions (commencées trop tard, pas très efficaces, grèves diverses et variées -et relativement nombreuses cette année d'ailleurs ?!?) je ne me faisais pas trop d'illusions, et voyais cela comme une première approche : savoir si en travaillant davantage je pourrais l'avoir l'année prochaine ? ou si il était hors de portée ? ou ou ou... Mais ce que je sais, c'est que (comme lorsque j'étais étudiante !) je me donne beaucoup dans l'urgence, et que ce mois avant le jour J était envisagé sans stress car 1° je savais que mes révisions seraient efficaces (boostée par un super résultat lors de mon dernier entrainement -30 /40 !!!)  2° j'avais pris un billet d'avion pour ma mère, qui devait arriver une semaine avant (question de m'amener un brin de sérénité : ) et m'aider les jours du concours (rapport aux enfants, l'école et tout et tout). Bref : je m'étais organisée en terme de logistique, pour apaiser cette période de stress.
Et là... Tout tombe à l'eau. Je n'ai pas une minute dans la journée pour réviser (si : hier j'ai pris le temp entre 21h30 et 23h30... Wouuu…). Et franchement, me douter que je ne l'aurai pas du premier coup et l'idée de me planter carrément, bah ce n'est pas vraiment la même chose… Et il est hors de question que ma mère traverse la France dans ce contexte...
Et leur père ? me direz-vous (peut-être ; ). Leur père est dans un autre pays, avec sa nouvelle famille. Il se retrouve face à un choix cornélien : rentrer en France pour voir les Tourbillons (qu'il n'a pas vus depuis un mois), mais ne pas être assuré de pouvoir retourner dans son autre chez-lui, versus rester là-bas et ne pas savoir dans combien de temps ils reverra les petits D*****-B*****. Et pour l'instant : il reste là-bas, c'est son choix. Je le respecte ? Je le subis ? Je ne sais pas exactement. Ce que je sais c'est qu'à aucun moment, depuis lundi, il ne m'a demandé comment je gérais, comment j'arrivais à m'organiser pour mon concours... Rien. Et cela m'agace terriblement.

Et puis vous savez quoi ? Quitte à ce que cette journée soit bien pourrie (j'ai dit en introduction que mon moral -et donc mon enthousiasme !- avait chuté depuis lundi… Et je ne suis pas menteuse !!!), je n'en peux plus de "l'école à la maison". Les professeurs ont peur de quoi au juste ? Que les enfants deviennent des imbéciles en quelques semaines ? Le temps consacré aux devoirs est énorme : il faut compter cinq heures par jour. Cinq heures !!! Et vas-y qu'il faut regarder dans les mails, sur tel site ou tel autre, remplir des fiches (mais nous n'avons pas d'imprimante…). Quant à Pronote : un supplice ; entre le cahier de texte, les discussions et je ne sais quoi encore : je n'en peux plus. Non !!!
C'est bien simple, ce contexte qui pourrait être exploité pour prendre du temps en famille, ne l'est pas. Je n'ai pas fait un seul gâteau avec les garçons, pas un seul jeu de société, et Agapée ne comprend pas pourquoi ses frères n'ont pas de temps pour jouer avec elle (!). (Ndlr : j'exagère à peine.) Alors bien sûr que nous ne devons pas être au top côté organisation ; mais merde, ce n'est déjà pas tout simple d'être confinés, pourquoi ajouter de la pression supplémentaire avec autant de travail ? Je ne comprends pas...

Bref : journée de merde...
Où je me sens bien seule… (Bouhouhouh…)
(Je l'ai vue arriver hier soir de toute façon… -!!!)


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18 mars 2020

Jour 3

Voyons voyons...??? Suite à ce que j'ai écrit hier, je pourrais en conclure que l'heure du réveil n'a rien à voir avec l'ambiance dans laquelle va se dérouler la journée (!!!)… (J'ai bien senti la présence d'Agapée à mes côtés sur les coups de trois heures du matin -ndlr : elle m'a "avoué" rejoindre son père dans la nuit lorsqu'elle est avec lui… ceci expliquant cela…- mais ce n'est qu'à 7h30 que les premiers mouvements ont été ressentis dans notre nid très haut perché. Et comme lundi, j'ai savouré cette mini grasse matinée qui m'était offerte -yes !).

Si la routine s'installe aisément du côté de mon grand Merlin (car oui, sur ce coup-là, il paraît bien grand et autonome : ), qui travaille consciencieusement et avec le sourire et avec la musique (!), je crois pouvoir avancer que cela va être plus difficile avec Noé et avec Agapée. (Et miiinceee...). Noé qui rêvait de ne pas retourner à l'école après les vacances de printemps, et à qui j'avais dit oui, ne semble pas avoir la maturité scolaire pour une telle expérience. Il est un bon élève car attentif en classe et qu'il assure le minimum syndical pour le travail à la maison (!). Mais n'ayant jamais aimé l'école (et ce depuis la petite section -c'est dire !), l'apprentissage en solo ne semble pas gagné ; et que je ne peux pas être derrière lui tout le temps, car il a une petite sœur. Petite sœur qui n'était pas motivée aujourd'hui pour pratiquer une quelconque activité sans partenaire. Et si Merlin travaille et que Noé "travaille" (rhooo… Sophie... pourquoi ces guillemets ?... -!), hé bien il ne reste plus que moi pour lui tenir compagnie. Mais moi, j'ai aussi quelques "petites" choses à faire ici (mention spéciale pour les tâches du quotidien). Mais moi, je n'ai pas toujours l'esprit libéré lorsque je ne focalise pas sur la poussière et l'état du sol (chacun ses obsessions !) ; parce que moi aussi j'aurais besoin de temps. Pour réviser mon concours (qui est dans dix-neuf jours). Pour moi, sans rien faire. Bref, mon esprit n'est pas disponible H24. Et la répercussion sur cet équilibre un peu fragile évoqué hier, c'est que l'ambiance n'est pas détendue. Non…
 Noé pas vraiment bosseur + 
Agapée très demandeuse + 
moi pas très disponible (sans pour autant réussir à faire une seule chose pour moi), 
hé bah ça donne une ambiance plutôt explosive.

Ajoutons à cela que je me prends en pleine face qu'un beau-père n'est pas un père (enfin, je le savais, mais je n'avais pas encore testé tous les aboutissants de cette lapalissade !). Que lorsque j'ai besoin d'un break je ne peux pas dire : "Euh ?... Mon Amour… Tu pourrais toi aussi t'occuper des enfants…", parce que l'Homme n'a pas à s'occuper des enfants : ce ne sont pas les siens ! Et que ce même Homme (mon Amour, quoi ; ) parte faire un footing alors que l'heure du repas de midi approche à grands pas, en soi c'est tout à fait normal (il en a la possibilité -il "télétravaille", l'envie, et il n'est pas le père de mes enfants) ; mais ça pique un peu quand même (parce que sagesse et prise de distance ne sont pas tels des réflexes de Pavlov chez moi !!!). Hé baammm : nouveau sujet à entrer dans la ronde de mes pensées...

Mais (hey… je ne vais pas conclure ma journée comme ça ; ) (ndlr : c'est pour ça que c'est utile d'écrire avec vingt-quatre heures de recul !!!), notre petite virée (toujours munis de notre attestation !) au bord du lac fut apaisante. Et puis l'Homme et les enfants ont entendu que ça avait été difficile pour moi de ne pas m'être sentie à la hauteur avec et pour les enfants  ne pas avoir réussi à me poser devant mes cours plus de trente-cinq minutes. Du coup, après ma douche (parce que courir à peine ne réussie pas à mon odeur corporelle ; ), j'ai été confinée (décidemment !) dans ma chambre, une coupe de champagne m'a été servie (hiii !!!) et de douces odeurs me sont parvenues de la cuisine… Une belle surprise m'attendait pour clôturer cette journée un chouïa difficile… Merci l'Homme et les enfants : ) (Même si je ne comprends pas pourquoi, lorsque c'est moi qui cuisine au quotidien, personne ne réagit comme si c'était une belle surprise ? ; )


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17 mars 2020

Jour 2

Alors je n'ai pas peur de le dire (et on en reparle dans quelques jours ; ), cette première journée à la maison a été tip top ! Jamais je n'aurais imaginé que mes trois Tourbillons, plus des activités, plus deux repas à gérer et et et (en même temps, je ne sais pas si il est honnête d'écrire "et et et" parce que des choses, nous n'en avons pas fait trente-six-mille non plus ?!? -bref !) puissent s'entremêler avec autant de facilité. J'vous jure !!! De quoi rêver d'encore (ndlr : sans vouloir spoiler, mais comme j'écris avec vingt-quatre de retard, je ne suis pas certaine que "rêver d'encore" était un doux rêve !?!) , ouuiii !!!

Bon, j'avoue que le réveil à 5h30 (je parlais hier de presque grasse matinée, non ? ; ) a été un peu difficile (un peu...), mais il n'a en rien entaché à mon enthousiasme. Quel défi nous attend ici ; ce temps à partager tous ensembles (genre : je vois tellement peu mes enfants au quotidien en tant que mère-étudiante à demeure que je vais avoir enfin l'occasion de profiter d'eux… -rhohoho ; ).

Une matinée qui se déroule sans anicroche. Trois enfants dans la chambre de Sam (le coin bureau puissance 3 !). Du travail (enfin… pour Linou ; parce que j'ai pu constater que Noé avait effectué en trois heures de temps ce qu'il aurait pu faire en quarante-cinq minutes… gggrrr…), des rires, des dessins… Le temps aussi de préparer de délicieux cookies avec Agapée, qui adooorrreee malaxer la pâte (avec les mains propres -période de crise sanitaire oblige ; ).

Un repas en famille… Une micro sieste pour la demoiselle (parce que malgré ses demandes incessantes je me refuse de l'appeler "jeune homme")… Et comme cela fait quand même vingt-quatre heures que nous sommes confinés dans notre nid très haut perché, et que je sais que nous ne pouvons pas circuler juste pour notre plaisir (et qu'il ne s'agirait pas de grossir grossir grossir maintenant que j'ai décidé de me reprendre en main !), j'enfile un jogging (enfin, un bas de pyjama -mais faut pas le dire !), mes baskets et annonce aux enfants que nous allons dehors faire du sport (hahaha !!! Tellement drôle : du sport -ndlr : la dernière fois que j'ai couru c'était pour mon bac, en 1996...!). Evidemment, je me munie de l'attestation (manuelle, car nous n'avons pas d'imprimante -et je m'en mords les doigts en voyant les multiples supports pour "l'école à la maison"...), et zou, c'est parti ! Et non de non que ça fait du bien ! D'autant que maintenant que nous sommes confinés, le soleil pointe joliment ses rayons : ). Respectueuse des consignes, nous ne partons pas loin (en même temps, le lac n'est vraiment pas loin) et pas longtemps (en même temps, je ne peux pas courir bien longtemps -et heureusement que les petites jambes d'Agapée me fournissent un prétexte pour m'arrêter et l'attendre, sans quoi j'aurais "trop la honte" !). Comme l'air est doux et les rayons chaleureux, le goûter (avec les délicieux cookies ; ) se prendra sur la terrasse dont l'accès est interdit par la copropriété (oups !).

S'en suit une fin de journée tout aussi plaisante et serène que les heures qui l'ont précédée : ) Et j'ai forcément envie de me dire qu'il en sera ainsi pour chaque jour passé dans ce contexte exceptionnel (dans le sens "exception", non "fantastique") ; consciente néanmoins qu'il y a énormément de paramètres que je ne contrôle pas et qui peuvent faire cahoter cet équilibre que je sens malgré tout fragile...


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Recette des "délicieux cookies" (!!!)

. préchauffer le four à 180°

. 300g de farine T80
. 1/2 sachet de levure chimique
. 150g de beurre
. 100g de sucre
. 2 œufs
. 150g de pépites de chocolat au lait
. quinoa soufflé (je mets au pif ; )

. mélanger l'ensemble des ingrédients
. façonner des petite boules aplaties (entre 16 et 20 -selon si vous les préférez petits ou gros, ou selon si vous avez beaucoup de bouches à nourrir sans exploser votre budget courses !)
. enfourner pour une petite dizaine de minutes



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16 mars 2020

Jour 1

7h30 : presqu'une grasse matinée (ndlr : je désespère de faire une grasse matinée avant qu'Agapée n'ait atteint ses 15 ans -une histoire d'hormones… même si il paraît que l'adolescence commence de plus en plus tôt… En même temps -excusez-moi, je pense à voix haute- les petits D*****-B***** étant quasi-exclusivement nourris avec des produits biologiques, j'ose imaginer que leurs perturbations endocriniennes ne seront pas pires...) (bref !). Presqu'une grasse matinée, donc, mais clairement pas un réveil de jour d'école (yes !). Et ça, c'est top !

9h : Merlin sur le pied de guerre pour commencer le programme "l'école à la maison". Action, réaction : j'ai jeté un premier coup d'œil vendredi sur le site du Cned, je suis donc un minimum prête (si, si, c'est possible !). Du travail pour Agapée aussi, puisqu'elle en demande. Seul Noé, mon oisif (à qui la méthode Montessori conviendrait davantage -!), se la joue en mode vacances.

11h : je file à Monop' pour faire les courses de la semaine, fidèle à mes habitudes (ndlr : mon côté casanier, je fais mes courses le lundi en fin de matinée ; ). Parce que je me suis refusée de jouer le jeu de "la guerre est proche" (même si monsieur Macron, ce soir, parlera de guerre -style anaphorique fois six, les enfants ont relevé ; ). Devant l'entrée, je croise une dame d'origine étrangère, sans domicile digne de ce nom, avec une petite fille. Faute d'argent à lui donner, je lui propose de prendre quelque chose durant ma virée shopping alimentaire. Adjugé pour des couches et des fruits (ça c'est moi qui le rajoute dans ma tête, parce que les fruits, c'est important).
Monoprix. Pas trop de monde, des rayons vides (ndlr : les gens n'aiment pas trop le papier toilette issus de papier recyclé : il en restait pas moins de dix paquets -!), mais pas pire (les prix ?!). Je fais mes courses comme d'habitude (genre pour la semaine, mais incomplètes… je ne me refais pas) ; je vais au service livraison : dé-bor-. "Pas de problème et bon courage, vraiment : )" Je n'oublie pas de prendre le paquet de couches et les compotes, et m'avance vers la caisse. Watchaaa...!!! Que de monde (et même pas à un mètre de distance -sans vouloir cafter). Et là, je me retrouve à faire la queue vingt minutes pour des articles dont je ne profiterai même pas. Et là (bis !), je me dis "punaise, tu as déjà fait ta bonne action de l'année début janvier en discutant avec une vieille dame de l'immeuble bloquée dans l'ascenseur, et te voila à en faire une deuxième..." Mais comme je ne suis méchante et acariâtre que pour la forme, ce temps donné ne me pose absolument pas de problème (tellement altruiste parfois !?!). Je donne les couches, et vais vers Biocoop (conférer parenthèses quelques lignes plus haut !). Mais ?... Mais ?... Serait-ce la queue que je vois devant le magasin ? Eh bah oui ! Vingt minutes de queue pour pouvoir manger autre chose que du lait (oui, je sais, le lait ne se mange pas, il se boit -pinailleurs ? ; ), des yaourts, des bananes, des cahiers ou encore du papier toilette (!?!). Vingt minutes, ça laisse le temps de parler avec une dame et d'apprendre (je n'avais pas du écouter France Inter assez longtemps ?!) que le confinement serait annoncé le soir-même, que Merlin était un des trois prénoms qu'elle avait retenus pour son deuxième enfant et d'autres petites anecdotes qui ne sont, en temps normal, absolument pas racontées en faisant ses courses. Bref, ça a du bon de rester vingt minutes sur un trottoir à un mètre des gens. Ca crée des liens !

13h (deux heures pour faire des courses, c'est quand même un chouïa long...) : repas avec quatre enfants, rigolades, et observations. Même si les petits M**** (les enfants de l'Homme -qui ne sont pas si petits que ça, en fait) ne seront pas avec nous la semaine à venir, il reste quand même trois enfants (les miens -pour ceux qui s'y perdent !) à gérer H24 dans notre appartement. Pas tout petit l'appartement, mais pas leur Maison de Campagne non plus. Observations-réactions : la chambre de Sam deviendra la salle de classe, et la chambre de mes Tourbillons la salle de jeux (et avec un peu de chance, notre chambre, restera notre chambre !). Comme je suis (quand même) inconsciemment un petit peu stressée, je passe trois fois l'aspirateur dans l'appartement en deux heures de temps (et moi qui me connais bien, je sais que ce n'est pas un signe de sérénité !).

16h30 : une virée en extérieur s'impose ! Tic-tac, tic-tac… Le compte à rebours commence, et il est hors de question 1° que Merlin entame sa septième heure de devoirs (!!!) 2° que je passe mes dernières heures de liberté à passer l'aspirateur !!! Nous allons profiter du soleil : basket, foot, discussions (c'est fou comme l'ambiance qui s'installe incite les inconnus à communiquer entre eux ?!?...) et grand bol d'air : )

20h : pour la première fois de leur vie, les enfants posent leurs petites fesses (musclées -rapport au basket, foot, et autre escalade !) sur le canapé pour regarder un bout du journal télévisé. Parce que aujourd'hui, ils vont vivre quelques chose qu'ils ne devraient pas vivre souvent (moi, perso, c'est la première fois ; ) : entendre le président nous parler comme si nous étions tous des enfants (remarque amusée de Noé -!) de confinement sans en prononcer le mot...


L'aventure, c'est extra !!!


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14 octobre 2019

A rebours... {3/5}

Flûte, zut... (Tellement polie !) Mon ordinateur ne reconnait pas la carte de mon appareil photo... Mince, moi qui voulais écrire sur Merlin. Merlin et ses dix ans (!!!). Bah... plus tard !
Je pourrais faire autre chose ; mais le fait est que j'ai eu envie de venir par-ici, comme ça, pour voir, pour écrire (plutôt que de réviser -ah bah bravo Sophie...). Et je refoule suffisamment d'envies pour prendre le temps d'en satisfaire quelques unes !!!

Alors parlons du passé ! (?!?) Nân... un passé pas lointain du tout... un passé où il y avait le soleil et où nous étions en claquette et débardeur (parce que là, même si il y a du soleil, le débardeur n'est plus trop de saison -mais attention je ne me plains pas : il fait fort beau en ce lundi 14 octobre, oui oui oui ; et cela est fort agréable, oui oui oui...) (ndlr : je ménage la susceptibilité du soleil -parce que ça m'ennuierait vraiment qu'il tourne les talons ; je ne suis pas prête psychologiquement). Direction... Barcelone !!!


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Sinon ?... Merlin a eu 10ans ! Mais ça sera pour plus tard (ou pas ; ), lorsque les photos pourront être téléchargées sur mon ordinateur..