3 septembre 2025

Ne pas partir avec un apriori !

Sur une échelle de 0 à 10, pour l'anticipation des quinze jours de vacances en amoureux avec l'Homme, je dirais... 3 (?!?). Nous en avions parlé en mars /avril, et si les idées divergeaient, elles n'en étaient pas moins présentes. L'Homme proposait la Bretagne, et moi un trajet avec haltes jusqu'à Bucarest ou les chemins de Steveson.
Le quotidien et les cailloux dans les chaussures de l'un et de l'autre ont fait que début juin nous n'étions toujours pas fixés, et que les attentes, les besoins de l'un et de l'autre ne prenaient pas le même chemin. Lui voulait "ne rien faire" ; moi je voulais bouger. Ecoutant (parce que si : je sais écouter ; ), j'avais dit "d'accord pour ne rien faire". En fronçant du nez, j'avais même fini par dire "d'accord pour un camping à Grayan" (en maugréant quand même sacrément dans ma barbe, parce que certes, mes semaines de vacances sont plus nombreuses que les siennes, mais je comptais tellement sur elles pour me ressourcer). Le fronçage de nez avait dû être entendu (?!), car de deux semaines à Grayan, nous sommes passés à deux semaines à Belle-île.
Alors, pour être tout à fait honnête, j'appréhendais, car deux semaines à Belle-île, en camping, dans un van, ça me paraissait énorme. J'appréhendais tellement que j'avais demandé à ma mère qu'elle vienne me chercher si ça "tournait mal" ! J'appréhendais tellement que j'ai saoulé Elodie et Emilie avec mes appréhensions justement...

En fait : c'était génial !

Une ville "trop" parfaite, mais avec un quartier populaire juste parfait } Le double noms des villes, français /breton } Les toits en ardoise } La traversée courte et calme en bateau } Un vélo qui avance comme un scooter ! } Le son du bord de mer } Gagner au Loto, prendre ma retraite et venir vivre ici } "On marche sur les sentiers, même dans le camping, pour ne pas abîmer l'herbe" } Pas de soupe aux poissons (ce n'est pas la saison -bah évidemment !?!) } Les chenilles qui tombent du ciel et les insectes qui rentrent dans les yeux (aïe) } Ma peau de la même couleur que le sable } Où sont les phares des vélos ? (Déjà que je n'ai pas de sonnette...) } Un 15 août musical et une farandole bretonne } Oh ! Les phares des vélos trouvés  } Bangalor, Saumur versus Bangor, Sauzon (dans le monde de l'à peu près...!) } Des dolmens qui se révèlent être des ruines d'un sémaphore (dans le monde l'à peu près -bis !) } Les repas du soir arrosés de champagne (faute de bouteille d'eau dans le van) } 13 jours, 13 nuits : moyen (mais après la lecture des livres de Doa, suis-je étonnée ?) } Il fait frais quand même ? } "Par où ?" "Tout droit", et l'une partie vers la gauche et l'autre vers la droite ! } Tous les chemins mènent à Bangor (en plus ou moins de temps) } "Il est un peu pourri leur menhir ?!" } Le point culminant de Belle-île serait-il enseveli s'il y avait un tsunami ? } Valeur sentimentale : tellement bien (même en VO sans lunettes !) } LE coucher de soleil, arrosé d'un bon rosé } Les nuits en chambre d'hôtes } Le lavage du van avant le départ (un rituel !) } 300km de vélo (mon côté sportif annuel ; )  } Non, pas de Belle-île en lieu de vie (trop peu de maisons habitées à l'année, et des votes trop à droite)  } Quatorze jours sans se manger le nez : ) Mais le quinzième... } Dormir dans le van au petit matin, pendant que l'Homme conduit } Cinq heures de route sans climatisation (non seulement ça donne chaud, mais en plus c'est bruyant) } Et et et...

Nantes

Belle-île

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2 commentaires:

Anonyme a dit…

Quel bonheur de vivre tes vacances par procuration (photo et commentaires) et tout ça sans mettre un pied sur le continent ???

Sophie a dit…

@ Anonyme (!) : sans un seul pied sur le continent ! Comme quoi, 85km² offrent de belles possibilités ; )