Ouhlala... Dans ma tête, hier, j'en étais à trois posts, dont un seul débuté. Et me voilà face à mon clavier pour un quatrième écrit. Je traine ! A ma décharge : depuis trois semaines, je consacre une partie de mon temps libre à la mise à jour des albums photos. Ici, nous adorons les albums photos : ) Souvent, avec Agapée, je me pose sur le canapé, elle fait glisser son doigt sur les albums photos et à mon "stop", elle attrape celui sur lequel son index se trouve, et vient se poser à côté de moi afin que nous le regardions ensemble. Seulement le dernier remontait à début juin 2024... Bref : j'ai laissé en plan mes envies d'écrire ici, pour que le doigt d'Agapée puisse butter sur deux nouveaux albums !
Mais aujourd'hui, me voilà ! (Wouwouwou !!!) Me voilà, car hier, en échangeant avec des personnes, la peine m'a gagnée, puis l'agacement. Ou l'agacement, puis la peine ? Pas à cause de ces personnes, parce qu'elles ne souhaiteraient amener ni peine ni agacement sur moi ! (Enfin, je ne crois pas ?! ; ) Mais ce bref échange m'a montré une fois de plus pourquoi la société ne tourne pas joliment rond. Parce que les revendications, aussi légitimes et compréhensibles soient elles, sont balayées...
Il y a six jours débutait le mouvement lycéen. Mouvement nommé immédiatement "blocus des lycéens". Terme, à mes yeux, quelque peu excessif (et pas juste parce que pour moi, lorsque l'on parle de "blocus", me revient en mémoire mon cours sur le blocus de Berlin -!), où les revendications sont laissées de côté, laissant penser que les lycéens n'avaient pour intentions que de bloquer d'autres lycéens pour les empêcher de se rendre en cours... Bon, allez, faisons fi du terme. Malheureusement, il y a eu des incidents, des saccages. Malheureusement, dans toutes formes de manifestations (pour défendre des acquis sociaux, pour faire entendre au gouvernement -aux puissants- le mécontentement de certains citoyens, pour des évènements sportifs...) il y a des personnes malveillantes (c'est un euphémisme, mais pour l'instant je ne trouve pas d'autre mot -de gros connards ?) qui viennent saboter le message qui souhaitait être envoyé. Malheureusement, depuis quelque temps déjà (selon moi, qui ne suis pourtant pas complotiste -!), ce détournement arrange.
Pendant quatre jours, il ne fut question que de sécurité, d'adolescents inconséquents, de casseurs... Des brefs échanges que j'ai pu avoir à droite et gauche, les revendications des lycéens n'ont pas été évoquées. Pourtant, les professeurs absents et non remplacés, ce n'est pas un mythe ? Pourtant, les classes où il devient difficile d'étudier à cause de la chaleur en juin, ce n'est pas un mythe ? Pourtant, des établissements en piteux état, ce n'est pas un mythe ? Pourtant, le manque (voire l'absence) d'infirmier.ières dans les établissements scolaires, ce n'est pas un mythe ? Pourtant, huit ministres de l'Education en dix ans, ce n'est pas un mythe ? Pourtant, l'égalité des chances entre un établissement en centre ville aisé, une école privée, un établissement en zone d'éducation prioritaire ou un établissement rural, c'est un mythe...
J'ai entendu des arguments tels que "le matériel saccagé par les élèves", "l'état des hôpitaux, c'est plus grave que les écoles où il fait chaud"... Evidemment que des élèves dessinent sur des tables (ou arrivent à casser une porte à force de la malmener depuis des mois) et qu'ils ne devraient pas le faire ; mais là, ce sont aux parents d'expliquer les fondamentaux du vivre ensemble. Evidemment que l'hôpital public est très mal en point ; mais là, peut-être est-ce aux citoyens de manifester pour se faire entendre ?
Ce que je ressens, c'est cette frustration en voyant toute volonté, aussi maladroite soit la forme (ici, on parle de lycéens peu rompus à l'exercice de l'expression de desideratum légitimes face à des adultes...), mise à mal à cause de casseurs et de cas isolés, à cause de la présentation dans les médias et autres réseaux sociaux, à cause de la politisation et de l'élection présidentielle qui approche... voir toute cette volonté passée à la trappe. Cette frustration en voyant des adultes se détourner de cette contestation légitime à cause de raisons parasites...
Des personnes mauvaises, ou simplement inconséquentes, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Mettre en branle un message pour le plaisir de le faire, pour le plaisir immédiat... Est-ce pour cela que la mobilisation pour des revendications légitimes doit passer à la trappe ? Je ne pense pas.
Heureusement (après trois "malheureusement" ; ), après ce petit coup de spleen, j'ai retrouvé Véronique : ) Et j'étais sûre à 100% que Véronique comprendrait ma pensée derrière mes mots alambiqués. Qu'elle les comprendrait (mes mots) et, cerise sur le gâteau qu'elle la partagerait (ma pensée) !!!
Heureusement, en rentrant à la maison (après deux Spritz -le premier trop sucré et sans bulle ; le second à la violette et avec bulles !), j'ai trouvé deux nouveaux albums photos, et deux petits mots bien doux... : )
Heureusement (là, je n'écris qu'au sujet d'Annecy), la manifestation des lycéens, professeurs, agents de l'éducation nationale (et qui sais-je encore) s'est joliment déroulée hier...
(Et puis j'ai appris que lorsque l'on est enrhumé, et que le rhume ne part pas, il est bon d'aller voir le médecin qui peut, le cas échéant, prescrire des antibiotiques. Un médecin pour une rhume ? Des antibiotiques pour un rhume ?... Ce qui expliquerait pourquoi, depuis six ans, mon rhume dure d'octobre à mai : il ne peut partir seul !?!)(Comment ça "où est le rapport ?" ? Faut-il toujours qu'il y ait un rapport ? S'il en faut un, disons que cette information m'est arrivé hier. Hier, jour de cette pensée de quelques lignes ; )
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