Je vais être franche : ça ne va pas bien en ce moment. "Ce moment" qui dure depuis plus de trois semaines (et si je gratte un peu, depuis deux ans je lutte, pas tout le temps, pas très fort, mais je "lutte" régulièrement...). Alors, je mise sur chaque moment qui peut amener à sourire, pour contrer mes larmes qui peuvent couler de manière intempestive (mention spéciale lors de la fête de l'école, où le discours prononcé pour la retraite de la directrice m'a fait pleuré -et là, je me dis que je ne vais vraiment pas bien !?!).
Hier, j'arrive à l'école, je vais faire pipi (à prendre un bus plus tôt, je n'ai pas gérer ma vessie -il faut faire des choix dans la vie ; )... puis je me précipite à la tisanerie, et telle une ado de 14 ans je demande à ma collègue : "Tu n'aurais pas une serviette hygiénique à me donner ?" Entre rires et serviettes hygiéniques comme je ne pensais plus qu'il s'en faisait (ce n'est pas possible, elles ne peuvent pas avoir cinq ans avec une telle épaisseur ?!), je retourne aux toilettes et là, de rire toute seule, puis d'aller partager mes rires, parce qu'entre l'épaisseur et une culotte sans élastique (sans couture à la base, et donc sans élastique), j'avais l'impression d'avoir serviette et culotte au milieu des cuisses ! La matinée se passe, le midi se passe (assise et jambes croisées pour maintenir l'ensemble bien à l'entrejambe !), puis arrive la pause. Et me voilà à retourner en courant (jambes serrées -!) à la tisanerie et à tenter un "Tu n'aurais pas une culotte à me prêter ?" (mi envie d'y croire -parce que le papier toilette enroulé autour de ma culotte, ça n'allait pas le faire- mi consciente qu'une adulte ne se balade pas avec une culotte de rechange dans son sac !). Et cette même collègue à farfouiller dans les tiroirs de change des petits de maternel (!!!) et de dégoter (oh miracle -l'avantage de travailler dans une école catholique ? ; ) une culotte en taille 36-38. Je la regarde (la petite culotte, pas ma collègue) peu convaincue ; mais comme "qui ne tente rien n'a rien", je retourne aux toilettes (toujours jambes serrées) et enfile tant bien que mal la mini-culotte (oh trémoussements !), en me disant "allez, dans trois heures et trente minutes je serai à la maison, et tout ira mieux..."
Conclusion : 1- même à presque 49ans, il est tout à fait possible de se laisser avoir par des règles qui arrivent de manière inopinée (l'expérience des années ne semble pas avoir d'incidence dans ce domaine !?!) 2- la taille 36-38 est beaucoup trop petite pour moi qui suis gironde (sans surprise, mais jamais il ne m'est arrivé de tester quelque chose en sachant pertinemment que ça n'ira pas) 3- la joie de travailler avec des personnes qui peuvent rire comme des gamines à une situation complètement absurde pour les adultes que nous sommes (4- et une petite pensée pour une maîtresse qui m'avait demandé il y a deux ans environ "Mais, tu ne te fatigues pas toi même ?!")
C'est pour ce genre d'anecdote débile (et peu glamour, je le reconnais -mais mes écrits et ma personne sont peu glamours ; ) qu'il fait bon avoir un lieu extérieur à mes problèmes personnels...
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