L'anticipation, qu'elle vienne de SDc ou de moi, est quasiment inexistante. C'est un fait et j'assume ! Alors, il est vrai qu'en certaines occasions, anticiper est un plus (notamment pour les vacances -mention spéciales pour Véronique et Marine) ; mais il est vrai aussi, que sans grande anticipation, le résultat peut être sacrément plaisant...
Un an que Noé nous parle de ses 18 ans à venir. Des dernières choses qu'il vit en tant que mineur : son dernier anniversaire, sa dernière rentrée, son dernier noël, son dernier dimanche soir crêpes /film à la maison (où nous avons revu Ponyo sur la falaise, film d'animation dont nous nous régalions lorsqu'il était petit -tellement Souské mon beau Noé : ), son, sa, ses ...!
Trois, quatre mois, que son papa et moi évoquons ("parlons" serait excessif !) la commémoration de sa naissance.
Puis début janvier, il nous est apparu qu'il était nécessaire de passer de l'évocation à des actions concrètes ! Combiner famille et amis : difficile (la famille est assez éparpillée, et comment déterminer le cercle des personnes conviées ?) et peu adapté à qui est Noé (quand je vois que proposer à trois amis de venir passer une soirée à la maison relève d'une véritable réflexion -rapport à l'interaction sincère des invités...!). Faire une fête en cercle familial restreint, dans notre nid pas très haut perché, parce que j'aimerais réellement que ça se déroule à la maison (même si les enfants sont chez Sébastien -merci ; ) : cela permettrait de décorer, de préparer l'apéritif dînatoire, de loger les deux grand-mères qui sont venues pour la surprise : ). Puis, dans un second temps, proposer à Noé d'inviter quelques amis le temps d'une soirée : oui ! Et le cadeau : mettre en commun les idées maternelles, les idées paternelles, mélanger le tout et en tirer de beaux cadeaux ! Et tout ça, en taisant ce qui se préparait à Noé. Noé, qui savait uniquement que le jour J, son papa et moi mangerions avec lui le midi, puisqu'il est né à l'heure de l'apéro (comme il l'est précisé sur son carnet de santé !).
Sa surprise et sa joie lorsque mamie Odile et Manou sont arrivées au restaurant où nous avions pris place. Son sourire. Son émotion. Et lorsqu'en début de soirée, il est arrivé à la maison, et que (si doutes il y avait) il a compris qu'une fête était organisée en son honneur, avec en prime son ami M. Ce ne fut que joie, pétillements, sourires, papotages, grignotages, musiques et danses ! Et moi, de vivre ce partage aussi joliment et aussi émotionnellement fort que le jour où l'obstétricien me sortait ce beau bébé de mon ventre (le choc anaphylactique en moins ; )... J'étais sur un nuage, emplie de joie pour lui, et de voir ces dix personnes autour de lui heureuses de partager ce moment... J'ai a-do-ré !
Dix-huit ans que l'on t'a fait sortir de mon ventre Noé. Dix-huit ans que je partage ton quotidien. Dix-huit ans que tu pousses si joliment... Tu es en terminale cette année. Tu assumes ce que tu as fait (et ce que tu n'as pas fait ; ) scolairement et vis pleinement ta scolarité. Les petites bourrasques et incompréhensions entre nous sur ce sujet sont parfois abordées, mais ne nuisent à rien à la façon dont je te vois. Tu assumes, et moi je relativise en me disant que la scolarité n'est que "secondaire" puisque tu as une tête bien faite et que cette tête va bien. Tu procrastines beaucoup, et travailler pour gagner de l'argent ne semble pas être d'actualité (mais attention, pour ma part, c'est la dernière année que je l'accepterai ; ). Je crois qu'à J-18 tu n'as toujours pas rempli Parcoursup (...?). Tu voudrais suivre une formation pour devenir maître des écoles. Je suis convaincue que cette profession te conviendrait (au moins un temps !). Tu aimes être avec tes camarades de classe, tes copains, tes amis. Tu fais attention à ton apparence, et souhaiterais avoir un kit de rasage et un parfum. Tu es beau et a hérité du corps de ton papa (et c'est un compliment que je te fais !). Ces derniers temps, tu réponds souvent aux agressions verbales de ta sœur, alors que tu avais su prendre de la distance avec ce sujet. Avec Merlin vous êtes joliment complices... sauf lorsque vous ne l'êtes pas ! Tu manges en douce des bonbons dans ta chambre ; mais mets tellement longtemps à les finir qu'ils durcissent (beurk -parole de maman qui les goûte avant de les jeter !). Tu sors sans manteau quand il fait froid, et sans manteau quand il pleut... Tu es aussi à l'aise pour discuter avec des jeunes de ton âge, qu'avec des petits enfants ou des adultes. Jamais je ne t'entends médire sur une personne. Tu vis dans le moment présent, et tu me paraîs heureux Noé, et c'est bien là l'essentiel : ). Et et et...
Joyeux anniversaire mon beau Noé,
Et joyeuse majorité !!!
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