19 février 2025

Au temps du far west ?

"Oh ! C'est la première fois ! Je fais un vœu !" Depuis que je suis petite, je suis une adepte de cette phrase : ) Alors, je ne la mets pas à la sauce Noé, qui, il n'y a pas si longtemps, tenait compte de chaque première fois (aussi anodine soit elle...), et qui faisait des vœux à tire larigot (tellement Noé, mon beau Noé ; ). Je "hiérarchise" les premières fois ; et en général, elles m'amènent à faire quatre, cinq ou six vœux dans l'année.

Samedi, en fin de matinée, une première fois s'est présenté à moi, sans que je ne m'y attende le moins du monde... mais je n'ai pas fait de vœu. Non.

Voilà trois mois que nous vivons une relation conflictuelle avec ML. Relation conflictuelle certainement due à un manque de communication ou une mauvaise foi excessive ou, plus certainement : les deux. Bref : ML vit dans l'appartement que l'Homme et moi souhaitons vendre, et "les deux" (susmentionnées -!) font que nous ne savons pas si ML va quitter l'appartement à la fin de son contrat. Forcément, ça crée des tensions... parce que ML est très silencieuse. Mais voilà, jusqu'à présent les tensions restaient des tensions, et une "stratégie" (osons les grands mots !!!) avait été mise en place : demain, j'ai rendez-vous avec un avocat (au cas où elle ne partirait pas, et question de ne pas être prise au dépourvue) ; et puis à la fin du mois, nous saurons si son silence était juste pour nous faire ch*** ou parce qu'elle ne souhaitait effectivement pas partir. Nous y étions presque...

Samedi, en fin de matinée, mon téléphone portable sonne et je l'entends (fait assez rare pour être noté !). Numéro masqué... Allez savoir pourquoi, j'ai pensé que c'était peut-être la prof principale de Merlin qui m'appelait pour parler des spécialités choisies pour la première ; j'ai donc décroché (dans mon monde, en somme), en formulant un "allo" (je suis très basique ; ). Une voix masculine se lance dans une diatribe, en exprimant clairement une menace de mort ("Je vais te trouver et te trancher la gorge", sic). Non : je ne ferai pas de vœu... (A noter : après échange -ne me demandez pas comment je peux échanger dans de telles circonstances !?!- les menaces ne m'étaient pas adressées, mais était destinées à l'Homme. Ah bah, me voilà rassurée...?) (ndlr : je crois que certaines personnes sont connes, réellement.)

Après que l'Homme et moi sommes allés déposer une main courante, j'ai fait un pas de côté et ressenti le besoin d'envoyer un message à ML suite à cet épisode. Message, je m'en rends compte avec le recul, rédigé comme les professeurs nous apprennent à les faire : introduction ("Comment d'un litige immobilier, en sommes nous arrivés aux menaces physiques ?"), 1ère partie subjective ("Nous ne nous aimons pas et avons des griefs justifiés ou non les uns envers les autres."), 2sde partie objective ("Seuls deux chemins s'offrent à nous."), conclusion ("Ce que j'en pense."). Quatre jours se sont écoulés ; quatre jours de silence. Cette fois-ci, je ne mettrais pas de parenthèses : je crois que certaines personnes sont connes, réellement (mais je suis dans le subjectif ; ).

Après deux jours d'hésitation (l'Homme et moi ne suivant pas forcément le même chemin pour "gérer" ce problème), j'ai malgré tout décidé d'honorer le rendez-vous que j'ai pris avec l'avocat en droit immobilier. Même si la partie s'annonce compliquée (parce que la loi ne joue pas en faveur des propriétaires), et si l'Homme et moi sommes bien d'accord pour suivre les règles du jeu (même si elles peuvent ne pas être à notre avantage), j'ai décidé de ne pas quitter le navire.

Oui, les rares mots /écrits de ML ou ceux, plus véhéments (...) de son fils, et le silence qu'ils peuvent produire (après l'euphémisme, je passe à l'oxymore !) génèrent une réelle tension en moi. Mais je vais m'arrêtais sur les points positifs de cette situation :
1* Si le fils de ML est connu de la police, ce n'est "que" pour des délits mineurs ; donc, selon le policier qui nous a reçu samedi, nous ne sommes pas en danger (ndlr : il nous a quand même conseillé de couper tout contact avec eux, après les avoir prévenus que nous avions déposé une main courante).
2* Je me suis rendu compte, que j'avais une certaine capacité, voire une capacité certaine (!), à faire un pas de côté, et ce même lorsque je suis au centre de la tourmente ; et je me demande si je ne vais pas suivre une formation de médiateur (et, penser un nouveau projet me plaît : ).
3* Enfin, contrairement à ce que pense l'Homme, j'ai pleinement conscience du monde dans lequel je vis ; et cette conscience me fait dire haut et fort quand une façon d'agir est juste anormale. Et que ce n'est pas aux gens "normaux" de devoir s'adapter aux gens qui ne pensent pas par le prisme de la vie en société et le bon sens.
(4* Etre choquée (pas dans le sens outrée ; ) profite à ma patience "puzzlesque" : samedi soir, j'ai enfin fini un puzzle qui était sur la table basse depuis deux semaines !!!)


Et cet après-midi, j'ai vu les premières primevères de l'année,
alors j'ai fait un vœu : )


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