Tu es tellement grande maintenant, que je ne parle plus en mois, mais en années. Tu te rends compte ?! Deux ans, un mois et trois jours que tu me régales ma toute belle.
Mais (pourquoi un "mais" d'ailleurs ?), je vais t'avouer, ici, que lorsque nous nous sommes quittés ton papa et moi, je me suis posé des questions te concernant. C'est vers la période où tu as été faite (avec amour) qu'ont du commencer nos premières bifurcations de chemins. Je me suis alors demandé pourquoi tu étais là ? Et tu sais, ces questions m'ont fait souffrir. Qu'il est dur pour une mère de se demander "pourquoi cet enfant ?". Et puis ces sentiments (qui étaient uniquement des impressions biaisées, je crois) se sont envolés, comme ils étaient venus. Grâce à toi. Par tes sourires ; par tes mots ; par ta douceur ; par ta simple présence.
Tu as deux ans, un mois et trois jours et tu parles tellement bien ! De vraies phrases, pleines de mots, pleines d'intonations (et le plus souvent, pleines de sourires : ). Tu me racontes des histoires ; tu me poses des questions (Noé va avoir de la concurrence avec tes "pourquoi" incessants ! ; ) ; tu me sollicites sans cesse (et c'est quand même drôlement plus plaisant pour toi si je suis à portée de main pour répondre à toutes tes attentes !). Tu me fais fondre avec tes jolis "d'accord"... Tu m'agaces lorsque tu t'entêtes pour des broutilles (même si je sais que l'opposition est un passage obligatoire entre nous !). Tu me fais rire lorsque tu me souris, et lorsque tu vas voir tes frères pour faire ta "loi". Tu es grande Agapée. Grande et belle.
Deux ans, un mois et trois jours. Tu as fait, hier, ton premier temps d'adaptation à la crèche. Tu n'as pas été farouche, oh ça non ! Tu as joué (et découvert ce qu'était un fer à repasser...!). Tu as répondu aux questions que l'on te posait. Tu as goûté dehors avec tes futurs petits camarades. Tout s'est bien passé, et me voilà rassurée (même si je n'étais pas à douter). Rassurée... pas totalement en fait. Aussi agréables et plaisantes que sont les dames et la structure dans laquelle tu passeras trois jours par semaine dès la rentrée, je sais que je ne veux pas te "laisser" là-bas. Les enfants semblent y être bien, mais cela sent déjà le formatage... et j'aime ton côté sauvage (comme j'aimais ceux de tes frères). Je ne veux pas te voir faire la ronde parce que c'est l'heure de faire la ronde, mais parce que tu veux faire la ronde. Je ne veux pas te voir lever tes petites mains après le goûter en attendant que les dames viennent te passer de l'eau dessus, mais que tu ailles te débarbouiller seule, comme tu le fais parfois. Je veux continuer à te voir t'épiler des poils inexistants, assise sur la poussette de ta poupée, stationnée sur la table du salon...
Je t'aime Agapée ; fort fort fort...
♥ ♥ ♥
2 commentaires:
Elle est trop belle profite Sophie ça passe tellement vite, en un clin d'oeil ils rentrent en Seconde Des bises Sophie.
PS: Dis tu crois qu'on pourrait se revoir un de ces 4 ? Annecy Strasbourg c'est moins loin que Bordeaux !! Ou alors l'été 2017 à Soulac ;)
@ Angélique : c'est amusant, car c'est ce que je me dis à chaque rentrée lorsque je pense à l'âge de tes garçons !
Et oui, bien sûr que l'on devrait pouvoir se voir. Il suffit juste de s'organiser ; ) Mais oui, avec grand GRAND plaisir : )
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