Tic tac...
Tic tac...
(ndlr : non, je ne vais pas tout faire en double dans ce post !)
Tic tac...
Tic tac...
Impossible d'écrire que les changements ne sont pas visibles : et j'aime ça ! Des nouvelles menuiseries pour les enfants (pour les trois autres fenêtres, il me faut attendre encore quatre mois...) (ndlr : il ne va pas faire chaud cet hiver dans notre nid pas très haut perché...!). L'électricité, les finitions en placoplâtre, l'enduit sur les murs... L'ensemble prend joliment forme : et j'aime ça (bis !) !
S. ("mon" artisan) râle un peu plus qu'au début du projet. Mais il m'avait tellement habituée à des "ok", "pas de problème", "oui, si tu veux" et autres bonbons en bouche que je ne vais pas lui jeter la pierre de râler un peu : ça fait du bien de râler (et plus encore quand il y a des raisons de râler !).
Mais S. n'est pas rancunier : il m'a offert une é-nor-me citrouille (pour laquelle je me suis coupée deux fois le pouce en l'épluchant -j'dis ça j'dis rien !) ; et nous allons pouvoir manger pendant dix jours de la soupe ! Pour le remercier j'hésite entre un bocal de soupe ou une bouteille de champagne ? Allez, soyons fous : j'opte pour le champagne !
A côté de ça, l'Homme négocie pour ajouter, à ses frais (tellement gentil l'Homme -et un chouïa intéressé ; ), une isolation phonique entre la chambre 1 (la mienne) et la 2 (celle d'Agapée). Parce qu'après un test, je peux affirmer que les constructions d'immeubles dans les années soixante faisaient fi de l'insonorisation ! Et j'avoue que l'idée de dormir dans ma chambre sans avoir l'impression d'avoir Agapée juste à côté de moi, ne me déplait pas ! Mais comme je ne suis pas trop pour la négociation et que S. se montre zélé pout tant d'autres choses, je vais payer la moitié de cette isolation ; ainsi l'Homme n'en aura plus qu'une moitié lui aussi, et S. n'en aura pas plein le dos de toujours devoir négocier... Tellement consensuelle je suis ; )
"Mon" artisan est dans notre nid pas très haut perché, et fait... le faux plafond évoqué dans le post précédent. Et non, je ne sais toujours pas combien cela coûte, mais j'ai compris qu'il me le faisait gratuitement : ) C'est gentil, merci !
Des caissons en placo ont été mis dans les anciens placards pour cacher des fils électriques. Caissons réduisant la longueur. Longueur qui m'aurait été utile pour mettre un lit superposé sans qu'il ne prenne toute la surface de la chambre. Phrase au conditionnel, parce qu'il me manque 1cm pour mettre un lit superposé... Bon, bah...? Il ne me reste plus qu'à réfléchir où je vais bien pouvoir mettre le lit (en sachant que dans une pièce carré de 10m², il n'y a pas 36000 solutions...!).
Jour férié donc. Et comme je n'ai pas les enfants (qui mangent des frites et des gaufres à Bruxelles ; ), je me suis lancée dans une mise en cartons de certaines affaires. Pas toutes parce que 1. je ne veux pas que nous vivions durant 43 jours (ndlr : le décompte va commencer à me stresser ?!) dans un appartement fantôme 2. une dame va passer la semaine prochaine pour prendre notre appartement en photo et qu'il faut que ce soit allégé et beau (et nous allons espérer le vendre avant que les taux d'intérêt refroidissent tout acheteur...) 3. non de non, que c'est long de faire les cartons !!!
Les changements je les vois : des placards en moins, du placo sur les murs impossibles à reprendre à l'enduit, le moche plafond de l'entrée et du couloir enlevé, plus de papier peint dans ma minuscule chambre... Les changements S. me les dit : l'électricité qui devient aux normes, les fils électriques qui n'étaient pas dans des gaines (...?!) (ndlr : des fois, il vaut mieux ne pas voir et ne pas savoir -!- parce que le coup des fils dans les murs, les murs juste avec du bêton, du vide -enfin des fils électriques- et des briques : ça fait peur !)... Les idées peuvent varier par rapport aux changements : "combien cela me coûterait de mettre un faux plafond avec des spots à l'entrée et dans le couloir ?"...
Bref : il se passe des choses, qui ne sont pas forcément visibles sur les photos...
Et j'avoue avoir hâte de voir des très gros changements !!!
(ndlr : "à quand la salle de bain ?"
-pas pour l'instant car il n'y a pas de point d'eau pour laver le matériel autre que dans la salle de bain -"ah... ok" !)
Comme je l'écrivais dans mon dernier post (ndlr : peut-être que ce projet va me redonner le goût de l'écriture ?!), ça y est THE projet est lancé (puisque signé -enfin, ce n'est pas le projet qui est signé, c'est l'acte d'achat !). Et tout doit aller très vite, car la date du déménagement est fixée aussi. Alors là, j'avoue y voir un peu de précipitation, mais parfois je marche à l'équité, et ayant précipité l'idée de retourner vivre chacun chez soi (rapport aux moutons bien gardés -!), je ne pouvais décemment pas faire remarquer à l'Homme que le déménagement avait lieu tôt (et pas uniquement parce que je n'aurai pas de cuisine avant début janvier). Bref : déménagement prévu le 16 décembre. Et là, je remercie ma maman pour sa venue qui va me permettre de gérer enfants, cartons et autres merdouilles de dernière minutes ; je bénie (si si -et non oui oui !) les vacances qui débutent le 16 au soir (rapport à la cuisine que je n'aurai pas, mais que nous pourrons trouver dans leur maison de campagne où nous filerons passer Noël...). Bref : merci tout et tout le monde pour tout ce qui se goupille bien !
16 décembre, soit deux mois après le début des travaux (enfin, deux mois moins un jour -soyons précis ; ). Et franchement : en quatre jours, S. ("mon" artisan : ) a grave (parce que je viens de Bordeaux !) assuré...!!! Plus de cloison vitrée, plus de placard, plus de linoléum (là c'est davantage le dégât des eaux -je vous passe cet épisode prévente...!)...
Quelques changements, et ce n'est qu'un début (et je sais de quoi je parle, parce que j'écris au-delà du J-56 ; )
L'idée de ce poste a germé il y a plus d'un mois ; il devait s'intitulé "Dans la vie rêvée..." (en écho à "Dans la vraie vie..." -hey, on ne dirait pas comme ça, mais mes écrits sont réfléchis et parfois même structurés ; ) Sauf qu'en plus de trente jours, il peut s'en passer des choses ; et ce qui était un rêve, peut devenir réalité (faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve -Emilie Jolie ; ). Et soyons fous (enfin, surtout moi -!), ancrons cette phrase dans le réel : mon rêve devient réalité !!! Wouwouwou !!!
Alors je m'emballe un peu et me rends compte que je ne vous ai pas parlé de ce rêve (et que normalement : vous ne trichez pas et n'allez voir les photos qu'une fois les mots lus ; ).
Donc, début juillet, après un "mangeage de nez" avec l'Homme (trop de prises de têtes en trop peu de temps, générant agacement mutuel, serrage de dents et autres points d'inconfort dans notre couple), nous avons décidé de reprendre chacun un appartement (avec chacun ses enfants et chacun ses habitudes -et enfants et habitudes seront bien gardés, comme les moutons ; ).
Ce que nous avons fait, tenter l'aventure de la famille recomposée, j'en suis très fière, vraiment. Nous lancer dans un projet de vie commune, avec nos enfants, nos bagages et seulement une année écoulée depuis notre premier baiser (!), c'était "couillu" ! Et nous l'avons fait de notre mieux. Seulement après plus de trois années passées sous le même toit (entre amour, bruit, miettes, chemises incorrectement étendues, objets à leur place et et et...!) nous allons, sous peu (à peine plus de deux mois -tellement excitée par le projet que je mettrais bien des points d'exclamations !!!), vivre de nouveau chacun sous son propre toit : l'homme chez lui et moi chez moi !
Du changement en perspective, de l'aventure... et un joli projet qui se concrétise puisque c'est hier que je suis devenue l'heureuse propriétaire d'un petit nid pas très haut perché !!! (Bon... enfin, pour l'instant c'est la banque qui est propriétaire ; mais dès que nous aurons vendu notre nid très très haut perché ce sera bel et bien moi ! Wouwouwou !!!)
Je vous l'accorde :
il faut savoir faire preuve de beaucoup d'imagination ! ; )
***
C'est aujourd'hui... Comme bien souvent, tu es avec ton papa pour ce jour (hasard des plannings de gardes alternées ; ) ; et pour être certaine de ne pas oublier (les jours et moi... -!), j'avais collé sur mon réveil un post-it ! Mais je n'aurais pas oublié...
Aujourd'hui, Merlin, tu as treize ans ! Treize ans !!! Un grand, encore petit... Je ne vais pas tourner autour du pot : j'aime qui tu es Merlin ! Tu es mon rayon de soleil et mon orage ; et je ne regrette pas d'en avoir bavé ("morflé sa race" serait plus juste !) pour te faire atterrir dans cette clinique. Et comme chaque année, tu as eu droit à cette histoire (à la demande de ta sœur -je te soupçonne d'avoir pensé y échapper !?!). Tu t'es pris de passion pour le basket ; basket que tu pratiques assidument et plus uniquement à côté du cimetière (bah oui, à Annecy, le terrain de sport le plus proche est à côté du cimetière !) puisque tu as commencé tes entraînements dans un club. Tu te vois basketteur professionnel (et moi je souris car il y a quatre ans, c'était tennisman ; il y a deux ans, c'était freestyler de trottinette ; ). Tu travailles très bien à l'école. Tu vis ta vie dehors ; et si tu n'es pas dehors, te faire lâcher un écran relève d'un véritable défi (gggrrr...). Tu n'as pas froid aux yeux. Tu alternes complicité et chamailleries avec ta petite sœur. Tu discutes parfois longuement avec ton grand frère. Tu as la tête bien faite ; et si parfois tu veux faire comme les autres (exemple : avoir un bob grenouille, vendu chez Sh***), tu n'en écoutes pas moins ce que j'en pense et te documentes (comblant ainsi ton envie de toucher l'ordinateur ; ) et choisis de ne pas faire comme les autres (exemple : pas de bob Sh*** après que tu as vu les conditions de travail dans ce type d'entreprises) (oui, je suis fière, et ça m'est égal si ça se voit !). Tu fais parfois la tête sans raison (le caractère ? les hormones ?). Tu voudrais que je te prenne enfin un rendez-vous chez l'orthodontiste. D'ailleurs, cette année, une grande partie de tes dents de lait ont fini par capituler ; ) Tu es un enfant empli d'une belle énergie Merlin, vraiment... Et je suis tellement heureuse de te savoir dans ma vie, et de t'aider à te préparer à vivre la tienne (même si nous avons le temps ! ; )
Cette année ?... Il y a forcément eu la pré-rentrée. Au programme imaginé : plage le mardi de bon matin, jusqu'à ma pré-rentrée en début d'après-midi ; jeux entre enfants le temps que je fasse acte de présence à l'école ; puis de nouveau : tranquillou Bilou (petite pensée pour la chanson d'Oldelaf que nous adorons !)... Plage le mercredi toute la journée : ) Joli programme, je l'avoue, et je savoure cette perspective !
Dans la vraie vie ? Mardi : temps peu gracieux (euphémisme dû à mon enthousiasme !) à notre réveil, de quoi nous faire hésiter longuement, et peu de motivations dans mes troupes... ce sera donc pédalo /chamailleries /grignotages ("maman... on peut aller dans un restaurant ?" "non : pas le temps et pas de sous !") ; Noé qui file chez son ami ; deux places de cinéma pour Agapée et Merlin le temps que je fasse ma pré-rentrée ; ma pré-rentrée (où j'ai effectivement fait acte de présence, mais pas plus -le nouveau directeur n'en ayant que pour lui !) ; course à pied pour récupérer les deux plus "petits" devant le cinéma ; course à pied pour aller chercher la voiture ; course en voiture pour le rendez-vous avec l'électricien dans notre futur nid pas très haut perché (mais ça, j'en reparle plus tard ; ) ; course en voiture pour trouver le gymnase de Merlin qui veut faire du basket (tellement pratiques les horaires de basket, ça serait dommage de ne pas en faire...-!) ; 17h30 : arrivée au centre sportif ; 21h : départ du centre sportif... Wououuu...! Mercredi (non, je ne reviens pas à la ligne pour que vous ressentiez vraiment la course du temps !) : temps peu gracieux (bis !) et réveil très tardif pour le plus grand... lecture /"trainouillages" /préparation de sacs et autre cartable /chamailleries (!!!) ; Noé qui file chez son (autre) ami ; trois places de cinéma pour Agapée, Merlin et moi ; course en bus pour aller jusqu'au stade de rugby (puisqu'Agapée veut faire du rugby) ; courses pour faire le repas de pré-rentrée (au menu -choisi par Agapée- hot-dog /frites ! Et j'avais des tomates pour me donner bonne conscience !) ; épluchage de pommes de terre (parce que chez nous, les frites sont faites maison : ) ; douches (fois six -parce que pour les rentrées plus on est de fous, plus on rit. Ah ah ah !!!)... Et ça y est : c'est l'heure de se coucher !!! Enfin, c'est l'heure passée, mais c'est pas pire !
La rentrée maintenant ? (C'est bien parce que vous insistez !)
Première rentrée où je ne pouvais pas accompagner Agapée (de l'ennui de travailler dans une école -ah bah merci l'école...). Première rentrée à la maison pour Noé (qui ne va pas au collège cette année -ah bah merci l'école à la maison ; ). Rentrée l'après-midi pour Merlin (comme d'habitude en somme -enfin...). Petit déjeuner doux, les traditionnelles photos (: ), de gros baisers, des encouragements, des cœurs sur les poignets, et zou : je file en laissant pour la première fois de ma vie de mère, mes trois enfants à l'appartement et non à l'école... (Point positif : je n'ai pas le temps de verser une petite larme ! ; )
11h30, je sors de ce qui va de nouveau être mon quotidien : la petite J. (non de non... c'est fou comme en deux mois je peux adoucir, voire oublier, mon quotidien professionnel !?!). Je regarde mon téléphone. Oh ? Un message du collège ? "Bonjour madame. C'est pour savoir si c'est normal que Merlin ne soit pas là pour la rentrée ?". Hééé (mon accent girondin ; ) ? Bah pour moi l'explication est toute simple : Merlin rentrait l'après-midi, car dans ce collège, depuis quatre ans que les garçons y sont, nous savons que les 6èmes rentrent le matin, et que les 5èmes, 4èmes et 3èmes rentrent l'après-midi. J'appelle donc pour répondre à la question posée (!), et là, après échange avec la dame de la loge, j'apprends que cette année ça a changé : les 5èmes, 4èmes et 3èmes rentraient le matin, alors que les 6èmes venaient l'après-midi... ("Vous n'avez pas reçu le mail ?" -honnêtement je ne sais pas, mais je reçois tellement de mail de ce collège pour tout et n'importe quoi, sans que le "tout" et le "n'importe quoi" ne soient explicites dans l'objet, que je ne fais guère attention...). Bon bah, pour la première fois de ma vie de mère (c'est l'année des premières fois), un de mes enfants a loupé sa rentrée... (Ndlr : lorsque Merlin et moi sommes allés chercher l'emploi du temps -qu'il sache quand même à quelle heure il rentrerait le vendredi matin !- j'avais un chouïa moins honte car, visiblement, pas mal de parents n'avaient pas dû lire leurs mails eux non plus !!! ; )
Allez, je vous fais grâce du vendredi (et de Noé qui m'informe la veille qu'il faut que je l'accompagne à l'aïkido ; qui pour trouver un trajet de bus tape comme destination la ville plutôt que l'adresse -"Oh... C'est curieux... Le bus ne passe pas au même endroit que la dernière fois où je suis allé à l'aïkido...?" ; et qu'au final -après avoir fini le trajet à pieds, faute d'être dans le bon bus, parce que des bus qui vont à Cran il y en a pléthore !- ma présence n'était absolument pas nécessaire ; et et et... ; ).
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